adresse pour citer cette page:   http://www.servumpecus.canalblog.com/archives/2006/04/19/

En son temps, j'avais déjà écrit un article au sujet des effets bénéfiques du sélénium sur la santé.

Il convient d'apporter aujourd'hui quelques informations supplémentaires.

A) Quintessence.

Les apports en certains éléments traces dans l'alimentation de la population européenne sont recommandés. Il est fortement recommandé de télécharger l'entier de ce document et de le lire dans son entier:


quintessence_selenium

(source: Forum Médical Suisse)


B) En Grande-Bretagne et en Belgique, le taux sérique ou plasmatique diminue depuis les années 1980:

raym4996.f1c

(source: Biomedical Journal)

Dans cet éditorial, il est écrit dans le titre: "Dietary selenium: time to act - Low bioavailability in Britain and Europe could be contributing to cancers, cardiovascular disease, and subfertility".

 

Autrement dit: "Le sélénium dans la diète: le temps d'agir - La basse biodisponibilité en Grande Bretagne et en Europe peut contribuer au cancer, aux maladies cardio-vasculaires, et à l'infertilité".


C) En effet, le taux de sélénium dans le sang chez les Européens et en dessous de la concentration optimale:

selenium_status_european_countries

(source: Dr. Elliott, Université du Tennessee)

L'enzyme anti-oxydante glutathion peroxidase n'est alors plus à son activité biologique optimale...


En Australie, c'est juste à la limite:

selenium_status_4_countries



D) Sauf aux Etats-Unis et au Canada (pays dans lequel des recommandations existent concernant la qualité des sols, valables également pour le sélénium), où les céréales sont par exemple riches en sélénium, l'apport journalier en sélénium est le suivant:

selenium_food_intake

(source: FAO/WHO expert consultation)(lien miroir)

E) Les chiffres publiés par la FAO/WHO sont cependant bas en ce qui concerne l'apport journalier recommandé en sélénium :

selenium_intake_recommandation

(source: FAO/WHO expert consultation)(lien miroir)


Venons-en maintenant à la "substantifique moëlle" de ce mini-dossier:

Sélénium et cancer de la prostate chez l'homme:

Moins il y a de sélénium dans le sang, et plus la mortalité par cancer de la prostate augmente:

selenium_versus_prostate_cancer

(source: Dr. Elliott, Université du Tennessee)

Par ailleurs, il est écrit dans un autre article scientifique (qu'il est recommandé de lire dans son intégralité. En anglais) que "Recent reports provide evidence that selenium at micromolar concentrations induces rapid apoptotic death in human prostate cancer cells, but not in normal prostate epithelial cells (50, 51)".

50. J. Ghosh, Rapid induction of apoptosis in prostate cancer cells by selenium: reversal by metabolites of arachidonate 5-lipoxygenase, Biochem. Biophys. Res. Commun. 315 (2004) 624–635.
51. G. F. Combs, Jr., Status of selenium in prostate cancer prevention, Br. J. Cancer 91 (2004) 195–199.


Sélénium et cancer du sein chez la femme:

Ce type de cancer pourrait également être prévenu chez la femme: source: Mutation Research et articles affiliés (sur Pubmed Medline, enter les mots-clés "selenium breast cancer prevention").


Attention à la dose: le sélénium peut être toxique à haute dose !

Dans un article en anglais au sujet du sélénium et de la santé, on apprend qu'un apport suffisant de sélénium est requis pour prévenir toutes sortes de maladies. Bien évidemment il ne faut pas dépasser certaines valeurs, 400 microgrammes communément pour les adultes et par jour.


apport_maximal_selenium1


Un apport supplémentaire en sélénium sous forme d'extrait de levure, par exemple 50 microgrammes chaque jour, n'est donc pas toxique.

Ce graphique est le plus parlant à ce sujet: 200 microgrammes de sélénium sous forme d'extrait de levure ont été employés:

selenium_versus_various_cancers

(source: Dr. Elliott, Université du Tennessee)

Je cite:

"To show whether supplemental Se could prevent skin cancer recurrence, study subjects received either a placebo or 200 µg of Se in form of high-Se yeast.
While supplemental Se had no effect on skin cancer recurrence, the incidence and mortality from cancers in other organs were significantly reduced. Seventy non-epithelial cancers occurred in the Se group vs. 117 in the placebo group, corresponding to a RR, (Relative Risk), of 0.58, and overall cancer mortality was reduced by 56%. The incidence of prostate cancer was reduced by 63%, colorectal and lung cancer by 58% and 46%, respectively (Graph 2). The observed trend of reduced incidence of prostate, colorectal and lung cancer appears to be related to the ages (Waterhouse, 1974) at which these cancers maximally occur (72.9, 66.1 and 62.3 years). For cancer at other sites (melanoma, esophagus, bladder, brain, breast, etc.), case numbers were too small to reach statistical significance.
"


Il existe également des aliments riches en sélénium:

On retouve le sélénium dans la nourriture, en particulier dans le poisson


selenium_nourriture_apports1


Articles scientifiques supplémentaires intéressants à lire:

a) oxidants, antioxidants and disease prevention

b) European Research on the Functional Effects of Dietary Antioxidants
     (idem)
     (volume 1)
     (volume 2)
c) Les oligoélements – Quoi de neuf ?
d) Does selenium accumulation in meat confer a health benefit to the consumer?

e) Le sélénium.

f) Le sélénium et la fonction musculaire.


Dans le même registre, à lire: les résultats de l'étude SU.VI.MAX:

 

Communiqué de presse du Comité de Coordination de l’étude SU.VI.MAX

DES APPORTS NUTRITIONNELS ADEQUATS EN VITAMINES ET MINERAUX ANTIOXYDANTS REDUISENT SIGNIFICATIVEMENT L’INCIDENCE DES CANCERS ET LES HOMMES DANS L’ETUDE SU.VI.MAX


Je cite le résumé de cette étude:

"PRINCIPAUX RESULTATS:
Un risque plus élevé de cancers et de maladies cardio-vasculaires chez les hommes dont les niveaux initiaux en bêta-carotène sont les plus bas.
Pas d’effet des antioxydants, à doses nutritionnelles sur l’incidence des cardiopathies ischémiques.
Une diminution de 31 % du risque de cancers (tous sites confondus) chez les hommes ayant reçu les antioxydants, à doses nutritionnelles ; pas d’effet chez les femmes.
Une diminution de 37 % du risque de décès chez les hommes ayant reçu les antioxydants, à
doses nutritionnelles ; pas d’effet chez les femmes.

L’étude SU.VI.MAX démontre qu’un apport adéquat de vitamines et minéraux antioxydants peut réduire l’incidence des cancers et la mortalité dans une population d’hommes. Chez les femmes dont le statut initial en antioxydants (notamment en bêta-carotène et vitamine C) est meilleur que celui des hommes, l’effet de l’intervention ne se traduit pas par un effet décelable. Aucun effet n’est retrouvé pour les maladies cardio-vasculaires dans les deux sexes."


Mentionnons encore l'article de Margaret P. Rayman:

high_selenium_yeast_Rayman_1 (fichier pdf en anglais), où nous lisons plein de choses intéressantes et où l'on obtient la confirmation que le sélénium de la levure n'est pas toxique aux doses usuellement employées.

Rayman_figure_1